MARQUE POSITIVE

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À l’instar de la Convention citoyenne pour le climat qui demande à ce que les changements nécessaires soient mis en oeuvre pour mener la transition écologique, les membres du groupe enjoignent le gouvernement à passer d’une obligation de moyen à une obligation de résultat. Pour déclencher la dynamique nécessaire à la transformation du modèle économique, le groupe est parti d’un constat qui a guidé l’élaboration de leurs propositions : tout achat public doit prendre en compte des critères écologiques et sociaux.

À cet égard, alors que la crise sanitaire a joué un rôle de révélateur, la transparence des acteurs publics et privés sur leurs pratiques n’est plus souhaitable, mais incontournable. Pierre angulaire d’un environnement responsable, un tel cadre de financement public permettra à la RSE systémique d’infuser l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, partant des donneurs d’ordres vers les équipes en place, et impactant en conséquence fournisseurs et sous-traitants. Au sein de l’entreprise même, seule une démarche de co-impact avec les parties prenantes, impulsée par une politique RSE ambitieuse portée par la gouvernance, permettrait de transformer son business model. 

Le mot des co-présidents

Alexandra Palt

Directrice générale de la Responsabilité sociétale et environnementale

Groupe L’Oréal

Paul Duan

Président

Bayes Impact

En tant que garante de l’atteinte des objectifs mis en exergue par la relance à venir, la puissance publique se doit de s’illustrer par des actes traduisant sa volonté de concilier performance économique et durabilité. Alors que la puissance publique dispose de la capacité à orienter les flux financiers, il est impératif de les flécher vers la transition écologique, d’autant plus en temps de relance, conditionnant par cet engagement la transformation des pratiques. Le Haut Conseil pour le climat l’a rappelé à juste titre dans son rapport annuel : une telle transition est un enjeu politique qui appelle une redevabilité exemplaire de l’État et des entreprises. Insuffisamment exploitée jusqu’ici, la RSE systémique devra désormais être actionnée depuis les instances dirigeantes et venir irriguer l’ensemble des branches de l’entreprise. Dès lors, nous enjoignons les acteurs, publics comme privés, à dépasser l’expression d’une volonté de transformation sociale et écologique par une accélération de sa mise en oeuvre réelle.”

Propositions

1

Nommer systématiquement un Directeur RSE au comité exécutif pour mener la transformation sociale et écologique au sein de l’entreprise 

2

Développer la coopération entre territoires en développant les réseaux à impact 

3

Créer un poste de Directeur de la Responsabilité Sociale et Écologique de l’État, en charge de la commande publique 

4

Porter un projet de réforme au niveau européen afin de moderniser la politique de l’Union européenne en matière de commande publique 

5

Dans un contexte de juste relance, instituer un plan de soutien financier et institutionnel des TPE / PME engagées dans une reconversion de leur modèle écologique et social 

6

Évaluer annuellement l’atteinte par l’État de ses objectifs écologiques et sociaux dans sa commande publique