les jeunes : priorité post-Covid

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La mise en lumière récente du malaise économique et psychologique des jeunes, singulièrement frappés par la crise du Covid-19, offre à la puissance publique l’opportunité de relever le défi d’une insertion professionnelle saine, efficace, et durable de l’ensemble de la jeunesse française. Ce sont en effet 700 000 jeunes qui, à la rentrée 2020, ont fait leur arrivée en France sur un marché du travail sensiblement fragilisé par la pandémie et en cruel manque de sens.

Le groupe de travail s’est donc interrogé sur la manière dont les pouvoirs publics et le secteur privé pouvaient adresser les problèmes rencontrés par les jeunes en termes de formation, d’accès à l’emploi, et de montée en compétence. Cette réponse commune doit également prendre en compte les exigences sociétales fortes d’une partie de la jeunesse, qui attend des entreprises un engagement sincère et concret.

Convaincus que l’intégration des jeunes sur le marché du travail est la pierre angulaire de la construction d’une société durable, les membres du groupe appellent à cinq mesures majeures : une plus grande valorisation de leurs actions et engagements sociétaux, une simplification de leur accès aux dispositifs de formation et d’accompagnement, une plus grande inclusion dans les instances de décision de tous types de structures, une adaptation du fonctionnement interne des entreprises aux attentes des jeunes qui les intègrent et une meilleure cohésion de tous les acteurs œuvrant à de multiples échelles pour accompagner les jeunes.

Le mot des co-présidents

Adèle galey

Co-fondatrice

Ticket for Change

Gilles Vermot Desroches

Directeur de la citoyenneté

Schneider Electric

« La pandémie a plongé un grand nombre de jeunes dans des situations de plus en plus précaires et accéléré chez certains d’entre eux la perte de repères et de confiance vis-à-vis du monde du travail. Dans ce constat difficile, qui impose des réactions rapidement, nous voyons aussi une double opportunité salvatrice pour la société dans son ensemble. C’est d’abord un défi inédit à relever pour les entreprises, dont le rôle social fort et singulier les appelle à répondre aux ambitions actuelles des jeunes. Il s’agit de réintégrer en profondeur ces derniers dans la stratégie globale des organisations en investissant dans des modes de recrutement, de management, et de gouvernance inclusifs. C’est aussi un chantier sociétal qui s’ouvre, celui qui veut faire de la jeunesse du XXIème siècle une source de durabilité et de croissance vertueuse. Il est donc urgent pour les responsables publics comme privés de se saisir pleinement de la richesse essentielle que constituent les idées des jeunes pour toute entreprise et pour la société dans son ensemble. À eux de leur faire confiance en valorisant leurs engagements, et de laisser place à leurs aspirations écologiques au sein d’une société en transition qui leur ressemble. Cette pandémie et ses conséquences sur la jeunesse doivent servir de tremplin à tous les décideurs pour faire de cette génération une véritable source de croissance, d’innovation et de résilience. »

17,5 % :

c’est la part de jeunes de moins de 25 ans au chômage dans l’Union européenne en octobre 2020, contre 7,6% pour l’ensemble des actifs.

Propositions

1

Accompagner les jeunes peu diplômés dans des parcours d’ascension sociale via des formations continues.

2

Permettre au monde professionnel de se faire connaître aux jeunes dès l’enseignement secondaire afin d’engager un échange réciproque et fructueux.

3

Proposer aux jeunes diplômés des parcours sur mesure d’intégration à l’entreprise.

4

Rétablir une dynamique de confiance entre les jeunes et le monde de l’entreprise, pour faciliter l’entrée dans l’emploi.

5

Inciter les écoles, l’enseignement supérieur, et les entreprises à adapter les formations et cadres proposés aux enjeux de demain et aux nouveaux métiers.